Gérer son argent, ce n’est pas seulement remplir un budget une fois par année. C’est comprendre comment ton argent circule, ce qui entre, ce qui sort, et surtout comment tu peux utiliser chaque dollar pour créer plus de stabilité et plus de liberté dans ta vie.
Deux concepts peuvent réellement transformer ta relation avec l’argent :
👉 Comprendre les 4 types de dépenses
👉 Le cadran du Cashflow de Robert Kiyosaki
Quand tu maîtrises ces deux notions ensemble, tu arrêtes de voir ton budget comme une contrainte et tu commences à le voir comme un outil qui travaille pour toi.
1️⃣ Les 4 types de dépenses : la base pour mieux gérer ton argent
On parle souvent de l’importance de “faire un budget”, mais en réalité, la plupart des gens regroupent toutes leurs dépenses dans un seul bloc, sans les distinguer. Et quand tout est mélangé, on perd de la clarté.
Connaître les 4 types de dépenses te permet de :
- mieux comprendre où va ton argent,
- identifier ce qui t’étouffe,
- voir ce qui est flexible,
- te laisser de la place pour bâtir ta liberté financière.
J’ai résumé le tout en 4 catégories
1. Les dépenses fixes (ou récurrentes) (ton coût de base pour vivre)
Les dépenses fixes sont celles qui reviennent chaque mois, de façon stable et prévisible. On peut presque les prévoir au dollar près.
Elles incluent :
- loyer ou hypothèque,
- assurances,
- téléphone, Internet,
- abonnements (Netflix, Apple, Prime, etc.),
- transport mensuel,
- garderie,
- certains services essentiels, etc.
Ces dépenses représentent ton coût de base pour vivre.
Ce sont elles qui déterminent si ton niveau de vie est facile à soutenir ou trop lourd à porter.
🔍 Pourquoi c’est important?
Parce que si tes dépenses fixes sont trop élevées, le reste de ton budget devient étouffé. Tu n’as plus de place pour respirer, épargner, investir ou gérer les imprévus.
Et surtout : tu travailles constamment pour “maintenir” ton niveau de vie plutôt que pour l’améliorer.
2. Les paiements de dettes (l’argent qui va à ton passé)
On ne le dit pas assez : les dettes sont une catégorie à part.
Peu importe le type, une dette vient toujours puiser dans ton futur.
Elles comprennent :
- cartes de crédit,
- marges,
- prêts étudiants,
- prêt auto,
- prêts personnels
C’est de l’argent qui sort pour quelque chose que tu as déjà consommé ou utilisé.
🔍 Pourquoi les isoler?
Parce que si tu mets les dettes dans “dépenses régulières”, tu banalises leur impact.
La dette est la catégorie qui réduit ton pouvoir de décision et qui a le plus grand potentiel de t’étouffer financièrement, mais c’est aussi celle qui te libère le plus quand elle diminue.
Chaque dette que tu rembourses, c’est une partie de ton revenu que tu récupères pour créer le futur que tu veux.
3. Les dépenses variables (le coût de la vie “réelle”)
Ce sont les dépenses qui changent d’un mois à l’autre. Elles bougent, elles fluctuent, elles dépendent souvent de tes choix, de ta vie sociale, de tes habitudes.
Elles comprennent :
- restaurants, cafés,
- vêtements,
- cadeaux,
- activités, sorties, voyages
- produits de beauté,
- réparations,
- médicaments,
- petits achats impulsifs,
- petites gâteries ou folies à l’occasion 😉.
Contrairement aux dépenses fixes, les variables sont flexibles.
🔍 Pourquoi les distinguer?
Parce que c’est dans cette catégorie que tu vas chercher le plus de marge de manœuvre quand tu veux atteindre un objectif financier. C’est aussi dans cette catégorie que les gens sous-estiment toujours leurs dépenses.
Généralement, c’est la catégorie la plus “pensée magique” du budget et celle qu’on ne veut pas couper car souvent elle est reliée au plaisir.
4. Les investissements (l’argent qui travaille pour toi)
Les gens confondent souvent dépenses et investissement.
Pourtant, un investissement n’est pas une dépense : c’est un transfert d’argent intelligent pour qu’il te rapporte plus tard.
Ça inclut :
- REER, CELI, placements,
- immobilier,
- actions,
- parts d’entreprise,
- on pourrait même ajouter : formations qui augmentent ta valeur professionnelle, rénovation de la maison qui lui donne de la valeur, achat de tableaux qui prendront de la valeur, etc.
🔍 Pourquoi les distinguer?
Parce qu’un investissement est une stratégie.
Acheter un manteau à 300 $, c’est une dépense.
Mettre 300 $ en actions, c’est créer un actif. Attention : investir demande de la formation et des connaissances.
L’un part.
L’autre reste.
L’un se déprécie.
L’autre travaille pour toi.
Et c’est exactement là que commence la construction de la richesse.
2️⃣ Le cadran du Cashflow : comment tu génères ton revenu
Robert Kiyosaki, l’auteur de Rich Dad, Poor Dad, a créé un modèle extrêmement simple, mais profond : le cadran du Cashflow.
Ce cadran explique de quelle façon tu génères ton revenu et ce que ça impacte sur ta liberté financière.
Les quatre quadrants sont :
- S — Salarié
- A — Travailleur autonome
- P — Propriétaire d’entreprise
- I — Investisseur
Comprendre où tu te situes te permet de comprendre pourquoi tu arrives ou non à créer de la richesse financière.
🔹 1. Le Salarié (S)
Tu échanges :
1 heure → contre 1 paie.
Si tu arrêtes de travailler, le revenu arrête.
Les avantages : sécurité, stabilité, assurance.
Les limites : ton revenu dépend directement de ton temps.
🔹 2. Le Travailleur autonome (A)
Tu es ton entreprise.
Si ton entreprise ne fonctionne pas sans toi, tu es travailleur autonome. Ce n’est pas lié au nombre d’employés ni à ton chiffre d’affaires, mais au degré d’autonomie de ton entreprise par rapport à toi. Comme travailleur autonome, tu as plus de liberté qu’un salarié, mais aussi plus de responsabilités.
C’est souvent le modèle qui donne l’illusion de la liberté mais qui contraint encore plus, car tu dois :
- gérer les clients,
- gérer la charge de travail,
- gérer les opérations,
- et produire toi-même les revenus.
🔹 3. Le Propriétaire d’entreprise (P)
Tu crées un système qui fonctionne sans toi.
Ton entreprise a :
- des employés,
- des processus,
- de la technologie,
- des opérations qui roulent même quand tu n’es pas là.
C’est ici que la liberté commence.
Ton revenu devient indépendant de ton temps.
🔹 4. L’Investisseur (I)
Ton argent travaille pour toi. Voici des exemples de revenus passifs :
- immobiliers
- placements
- dividendes dans une entreprise
Tu peux être salarié et investisseur.
Autonome et investisseur.
Propriétaire et investisseur.
Ce n’est pas un cadran exclusif.
Mais c’est le cadran qui crée le plus de liberté.
🎯 La véritable liberté financière
Selon Kiyosaki, la liberté financière arrive quand :
👉 tes revenus passifs dépassent tes dépenses.
Pour y arriver :
💡 Réduis tes dépenses fixes au minimum
💡 Élimine le plus de dettes possible
💡 Investis le maximum que tu peux
💡 Et achète tes luxes avec tes revenus passifs, jamais avec ton salaire
C’est une façon complètement différente de gérer son argent.
Ce n’est plus :
“Je mérite un nouveau char, je travaille fort!”
C’est plutôt :
“Je vais investir jusqu’à ce que mes actifs paient mon char.”
Robert Kiyosaki a même créé un jeu éducatif, le fameux jeu du ‘’Cashflow’’, pour aider les gens à appliquer concrètement les principes de liberté financière. C’est un peu comme une version avancée du Monopoly, mais orientée vers les vraies décisions financières : actifs, passifs, dettes, opportunités et revenus passifs. Un jeu qui t’enseigne, sans pression, à penser comme un investisseur plutôt que comme un simple consommateur.
Alors, dans quel cadran crois-tu te situer aujourd’hui?
Tu t’es peut-être reconnu dans un quadrant plus que dans un autre.
Ou peut-être que tu réalises que ton argent est concentré dans un seul quadrant et que tu veux commencer à diversifier tes sources ou à transformer ton rapport à l’argent.
Mais souviens-toi de ceci :
👉 L’important, c’est de prendre conscience de où tu es et où tu veux aller
Chaque dollar peut soit maintenir ton présent, soit bâtir ton futur. Et la liberté financière n’est jamais un hasard : c’est une direction, une décision.

